Cette "fanm" qui vous regarde droit dans les yeux sur la pochette du nouvel album de Salem Tradition est la mère de Christine Salem, en 1977. Comme pour ne pas oublier ses racines, la chanteuse nous offre la photo d’un temps où le maloya n’avait pas encore droit de cité sur l’île de la Réunion.
Sur ce troisième et certainement plus bel album de la formation, la traditionnelle osmose percussion-voix des esclaves atteint une perfection qui transporte les émotions sur un terrain mêlant douceur et puissance. Le créole scandé par sa sublime voix caresse sur "Asé" ou "Fanm" ; embrase l’esprit et la chair sur "Kabaré", "Pilé", "Ilae Ilao"…
Le généreux maloya métissé de Salem Tradition est une véritable médecine pour les oreilles et le corps.